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Auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes 2011, descendu en flèche par bon nombre de spectateurs, The Tree of Life semble n’avoir laissé personne de marbre, à l’instar de toute la carrière de Terrence Malick. Mais qu'en est-il finalement de cette œuvre qui fait débat ?

Odyssée contemplative, voyage spirituel aux confins de la Création, rencontre avec la Surface et le Sommet de la Terre, petite incartade auprès des dinosaures et défilé symphonique des Forces de la Nature font que cet Arbre de vie est une expérience cinématographique rare, obsédante, de celle que l'on vit rarement, surtout ces dernières décades. Malick propose, innove, prend des risques et a le mérite de proposer un point de vue sur les grandes questions de l'Humanité. Sans avoir la prétention d'y répondre. Simplement en les interrogeant pour ce qu'elles sont ou devrais-je dire pour ce qu'elles devraient être. Le pari est risqué, mais il s'éloigne très loin des terrains balisés et on ne peut qu’être admiratif de son audace et de son abandon total à son cinéma. 

De plus, le film est d'une beauté rare, d'une sensibilité guère atteinte et l'écoulement des images se marie à la perfection avec une musique envoûtante, qui prend aux tripes pour donner vie à une œuvre indescriptible qui chamboule les sens et les émotions. Tous les troubles humains sont convoqués en l’espace de 2h15 et rarement un film ne m’aura emporté avec une telle intensité, avec un tel émerveillement. Pour peu qu’on soit sensible à la maestria de Malick, l’on redécouvre le cinéma, l’on se souvient à quel point la vie qui nous entoure mérite d’être regardée (et pas seulement vue) dans ce qu’elle a de plus éblouissant comme dans ce qu’elle a de plus atroce. Peut-être est-ce ça finalement la Grâce ? Allez savoir...

Quoi qu’il en soit, grâce à cette symphonie de l'existence, The Tree of Life invite au sensoriel, à l'appréhension du monde par les émotions et a le mérite de rapprocher le cinéma de l'art contemplatif, de la musique classique et même, dans une certaine mesure, de la peinture. Malick s'est laissé emporter par son œuvre dans une optique jusqu’au-boutiste qui m’inspire le plus grand respect et la plus grande admiration.

Les comédiens quant à eux octroient au film une belle intensité. Brad Pitt montre à nouveau qu'il est plus que la belle gueule des années 2000 et confirme ainsi tout le bien que l'on pensait déjà de lui. Mieux, il est bluffant dans ce rôle de père sévère auquel il arrive à insuffler malgré tout une humanité et une complexité très intéressantes. Sean Penn, bien que rare, éblouit l’écran et Jessica Chastain, en mère tendresse, est, sans conteste, la révélation du film. Mais n’oublions pas de souligner la performance d’Hunter McCracken (Jack jeune) incroyablement subtile, juste et intense sans laquelle le film ne serait pas la réussite qu'il est.

Pour résumer, en tendant à l'universel et à l'universalité, Malick a pris le risque de ne pas plaire à tout le monde, toutefois The Tree of Life  est une œuvre fascinante pour ceux qui arrivent à entrer dans son univers, à lâcher prise, à laisser leurs à-priori au vestiaire ainsi que pour ceux qui savent contempler sans tout vouloir contrôler.

Et quoi qu’en disent ceux qui se sont ennuyés ferme lors de sa projection, The Tree of Life est tout sauf un film creux, une coquille vide et il porte en son sein tous les ingrédients pour marquer durablement le Septième Art. Il a tout d’un futur film culte et j’espère qu’on lui rendra les honneurs qu’il mérite d’ici quelques années.

Merci Monsieur Malick, vous êtes un Grand Homme même si je n'ai jamais réussi à définir si vous rendez la vie plus belle ou si la vie que vous mettez dans vos films les rend plus beaux. Je médite là-dessus et je vous redis quoi. 

 

Note du film 10/10

 

 

Auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes 2011, descendu en flèche par bon nombre de spectateurs, The Tree of Life semble n’avoir laissé personne de marbre, à l’instar de toute la carrière de Terrence Malick. Mais qu'en est-il finalement de cette œuvre qui fait débat ?

Odyssée contemplative, voyage spirituel aux confins de la Création, il n'en reste pas moins que cet Arbre de vie est une expérience cinématographique rare, obsédante, de celle que l'on vit rarement, surtout ces dernières décades. Malick propose, innove, prend des risques et a le mérite de proposer un point de vue sur les grandes questions de l'Humanité. Le pari est risqué, mais il s'abandonne loin des terrains balisés et on ne peut qu’être admiratif de son audace et de son abandon total à son cinéma.

 De plus, le film est d'une beauté rare, d'une sensibilité rarement atteinte, l'écoulement des images se marie à la perfection avec une musique envoûtante, qui prend aux tripes pour donner vie à une œuvre indescriptible qui chamboule les sens et les émotions. Toutes les émotions humaines sont convoquées en l’espace de 2h15 et rarement un film m’a emporté avec une telle intensité, avec un tel émerveillement. Pour peu qu’on soit sensible à la maestria de Malick, l’on redécouvre le cinéma, l’on se souvient à quel point la vie qui nous entoure mérite d’être regardée (et pas seulement vue) dans ce qu’elle a de plus éblouissant comme dans ce qu’elle a de plus atroce. C’est peut-être ça finalement la Grâce. Allez savoir.

Quoi qu’il en soit, grâce à cette symphonie de l'existence, The Tree of Life invite au sensoriel, à l'appréhension du monde par les émotions et a le mérite de rapprocher le cinéma de l'art contemplatif, de la musique classique et même dans une certaine mesure de la peinture. Malick s'est abandonné à son œuvre dans une optique jusqu’au-boutiste qui m’inspire le plus grand respect et la plus grande inspiration.

Les comédiens quant à eux octroient au film une belle intensité. Brad Pitt montre à nouveau qu'il est plus que la belle gueule des années 2000 et confirme ainsi tout le bien que l'on pensait déjà de lui. Sean Penn, bien que rare, éblouit l’écran et Jessica Chastain, en mère tendresse, est, sans conteste, la révélation du film. Mais n’oublions pas de souligner la performance d’Hunter McCracken (Jack jeune) incroyablement subtile, juste et intense.

En résumant, en tendant à l'universel et à l'universalité, Malick a pris le risque de ne pas plaire à tout le monde, toutefois The Tree of Life  est une œuvre fascinante pour ceux qui arrivent à entrer dans son univers, à lâcher prise, à laisser leurs à-priori au vestiaire ainsi que pour ceux qui savent contempler sans tout vouloir contrôler.

Et quoi qu’en disent ceux qui se sont ennuyés ferme lors de sa projection, The Tree of Life est tout sauf un film creux, une coquille vide et il porte en son sein tous les ingrédients pour marquer durablement le Septième Art. Il a tout d’un futur film culte et j’espère qu’on lui rendra les honneurs qu’il mérite d’ici quelques années.

 

Merci Monsieur Malick, vous êtes un Grand Homme. 

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Tag(s) : #Critiques, #2010 - 2020, #Coups de génie
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